Prévention des maladies transmises par vecteurs: moustiques, tiques

Prévention de la borréliose de Lyme

 
 
Prévention de la borréliose de Lyme

Maladie transmise à l’homme par piqûres de tiques infectées. Le 19 janvier 2017 le premier comité de pilotage du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques a eu lieu au ministère de la santé

Retrouvez le communiqué de presse diffusé à la suite de ce premier comité de pilotage:

> Communiqué de presse premier comité de pilotage plan de lutte contre la maladie de Lyme - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,29 Mb

Rappel des mesures de prévention contre les piqûres de tiques lors d’activités dans la nature, ainsi que les principaux éléments diagnostiques et  thérapeutiques de la phase précoce localisée de la borréliose de Lyme pour réduire les risques d’évolution vers les formes disséminées, à l’origine de complications parfois graves de cette infection.

 Toutes les tiques ne sont pas infectées. La densité et la proportion de tiques infectées, en France, sont très variables, fonction de la zone géographique et de la période de l’année.
La borréliose de Lyme (BL) est une maladie multi-systémique qui peut évoluer très schématiquement en trois phases: phase précoce localisée (anciennement phase primaire) et, en l’absence de traitement antibiotique, phase précoce disséminée (anciennement phase secondaire), puis en phase disséminée tardive (anciennement phase tertiaire). Dans la pratique, la progression d’une phase à une autre n’est pas systématique.

En Europe, le vecteur le plus répandu est une tique dure hématophage : Ixodes ricinus. Cette tique vit dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies et les parcs forestiers ou urbains.
Les tiques sont absentes à plus de 1 500 mètres d’altitude.
Les tiques se nourrissent du sang de leurs hôtes à tous les stades de leur développement (larve, nymphe, femelle adulte) et peuvent transmettre
d’autres agents pathogènes : virus (encéphalite à tiques), bactéries (Rickettsia, Anaplasma phagocytophilum, Coxiella burnetii) ou parasites
(Babesia sp).

Piqûre de tique : prévention et conduite à tenir

La meilleure prévention consiste à se protéger contre les piqûres de tiques lors d’une activité professionnelle ou de loisir de plein air en zone boisée et humide, prairies avec des herbes hautes et parcs : port de vêtements longs, fermés et de couleur claire, et d’un chapeau.
La piqûre est indolore et peut passer inaperçue.
Au retour d’activités dans la nature, un examen soigneux de tout le corps en insistant sur les zones habituelles de piqûres (chaudes et moites) – aisselles, creux poplité, région génitale et cuir chevelu – permettra de retirer précocement chaque tique.
En cas de piqûre, retirer la tique le plus rapidement possible et désinfecter ensuite. Surveiller pendant un mois l’apparition éventuelle d’une
fébricule, de signes généraux mineurs ou d’un érythème migrant (EM) à l’endroit de la piqûre.
L’apparition d’une petite zone érythémateuse (< 5 cm) autour de la piqûre, immédiatement ou dans les vingt-quatre heures après la piqûre, ne doit pas être confondue avec un EM.

Comment retirer une tique ?

• Il existe deux méthodes :

oter une tique

• Désinfection cutanée simple (antiseptique courant ou lavage à l’eau et au savon) ;
• Mise à jour des vaccinations en particulier du tétanos.

L’antibioprophylaxie systématique après piqûre de tique n’est pas indiquée car la plupart des tiques ne sont pas contaminantes et 95 % des piqûres infectantes aboutissent à une séroconversion sans maladie à cinq ans (seuls 5 % des personnes infectées développeront une infection active).

Téléchargez ci-dessous le dépliant contenant toutes les informations pour se prémunir contre cette maladie: