Communiqués de presse

Influenza aviaire dans certains pays de l'Union Européenne

 
 
Influenza aviaire dans certains pays de l'Union Européenne

La préfecture du Doubs annonce le renforcement des mesures de biosécurité dans tous les élevages de volaille

Des cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 ont été détectés chez des oiseaux sauvages en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également autour du lac de Constance, à la frontière entre la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

Afin de prévenir tout risque de propagation de ce virus sur notre territoire, la vigilance de chacun est appelée pour signaler toute mortalité sur des oiseaux sauvages.

Le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt rappelle aux professionnels des filières volailles l’importance de bien mettre en place les mesures de biosécurité sur leur exploitation. Ces mesures sont précisées dans l’arrêté ministériel du 8 février 2016, notamment la mise en place d’un plan de protection vis-à-vis de l’avifaune.

Par ailleurs, la vigilance vis-à-vis des signes cliniques de la maladie concerne tous les détenteurs de volailles.

Le niveau de risque épizootique vient d’être relevé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Pour le département du Doubs, les communes de Brey-et-Maison-du-Bois, Gellin, Les Grangettes, Labergement-Sainte-Marie, Malbuisson, Malpas, Montpereux, Oye-et-Pallet, Remoray-Boujeons, Rondefontaine, Saint-Antoine, Saint-Point-Lac, Sarrageois, Touillon-et-Loutelet, Vaux-et-Chantegrue, sont classées à risque élevé du fait de la présence de nombreux oiseaux sauvages. Le reste du département est classé à risque modéré.

En conséquence, les mesures suivantes s’appliquent :

Dans l’ensemble du département : la mise en mouvements des appelants et les lâchers de pigeons sont interdits,

Dans les communes classées à risque élevé : le confinement des animaux (ou la protection par des filets) est obligatoire pour tous les types d’élevages qu’ils soient commerciaux ou non-commerciaux (basses-cours). Pour les seuls élevages commerciaux, une dérogation est possible sous couvert de réduction des parcours et validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire. En outre, les rassemblements de volailles et le lâcher de gibiers sont interdits.

Dans les communes classées à risque modéré, le lâcher de gibiers reste possible sous couvert de mesures de traçabilité.